Bagnolet veut sortir du SEDIF, le conseil municipal vote pour la régie publique de l’eau!

Dans un article récent de notre blog, j’informais de la sortie possible du SEDIF (syndicat des eaux d’île de France) pour les villes de Montreuil et de Bagnolet puisqu’en 2017 l’EPT Est Ensemble va laisser le choix de la gestion à chaque ville.

Le conseil municipal de Bagnolet a présenté un vœu le 29 mars dernier favorable à un retour en régie publique de l’eau. Vous pouvez le lire ici.

Le conseil municipal de Montreuil doit faire de même et s’engager en faveur de la vague citoyenne!

Deux options s’offrent à nous, élu-e-s et citoyen-ne-s: ne laissons pas passer cette opportunité!

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Communiqué de la Coordination Eau Ile de France pour la signature de la convention sociale Est Ensemble/Veolia

logo-tete-fourteenNous relayons ici le communiqué de la Coordination Eau Ile de France sur la tarification sociale de l’eau.

RDV aujourd hui mardi 13/09/16 à 11h45 devant Est Ensemble, 100 rue Gaston Roussel à Romainville.

La « convention sociale » est un cache misère

« L’aide eau solidaire » du SEDIF (Syndicat des eaux d’Île-de-France) a bénéficié en 2015 à 279 ménages sur tout le territoire d’Est Ensemble, soit 1% des allocataires du RSA ! C’est une goutte d’eau dans un océan de difficultés. « L’aide eau sociale », créée par Est Ensemble, renforce ce dispositif qui ne répond pas aux besoins de la population.

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« Périmètre et siège de l’établissement public Est-Ensemble », pourquoi nous n’avons pas pris part au vote

Lors du conseil municipal du mercredi 30 septembre, nous n’avons pas souhaité participer au vote de la délibération relative à « l’avis du conseil municipal sur le projet de décret en Conseil d’Etat fixant le périmètre et le siège de l’établissement public Est-Ensemble ». Voici pourquoi : Nous partageons l’analyse de la loi Notre (Nouvelle organisation territoriale de la République) qu’a développée Jean Charles Nègre.


Cette loi, qui met en place la métropole du Grand Paris, les élus-e-s du Front de gauche s’y opposent. Non pas que la solidarité régionale ne soit pas un enjeu : enjeu de justice sociale et écologique entre des territoires aux niveaux de richesse très inégaux, enjeu de lutte contre le mal logement, contre le mal transport et bien d’autres. Mais, la mise en place de la métropole du Grand Paris, loin de répondre à ces enjeux, constitue un recul démocratique, une recentralisation des décisions qui les éloignent des citoyens, et une accentuation de la compétition des territoires. Ainsi, dans le domaine des transports, la priorité est donnée non pas à résorber les fractures géographiques dans les mobilités, mais à la connexion des aéroports internationaux et des technopôles.

Cette réorganisation territoriale aurait nécessité un grand débat démocratique. Au lieu de cela, tous les conseils municipaux au travers de délibération comme celle qui nous occupe, reçoivent de l’État une injonction à donner un avis consultatif sur un décret délimitant le périmètre et le siège des établissements publics territoriaux qui ne sont plus une association volontaire des communes mais deviennent une obligation légale imposée par l’État.

Cette délibération sous couvert de définir le périmètre et le siège de l’Établissement public territorial, constitue le premier acte de la mise en place de cette loi. C’est pourquoi, compte tenu à la fois de l’orientation libérale qui sous tend le projet de métropole mais aussi de la manière autoritaire dont l’État la met en place, avec plusieurs élu-e-s du groupe Front de gauche, membre d’Ensemble! et du Parti de Gauche, nous ne prendrons pas part au vote sur cette délibération.

Laurent Abrahams, Franck Boissier, Riva Gherchanoc, Capucine Larzillière.