Intervention sur le quotient familial au Conseil Municipal du 28 juin 2017

livret-educationMonsieur le Maire, cher.e.s collègues, mesdames et messieurs

Nous (Laurent Abrahams, Riva Gherchanoc, Franck Boissier, Capucine Larzillière) tenons tout d’abord à saluer le travail entamé sur le chantier du quotient familial. En effet, l’ancien mode de calcul et la complexité des démarches décourageaient nombres de famille du calcul de leur quotient familiale et nombre d’enfants de ses mêmes familles  de cantine.

Ainsi nous nous réjouissons du fait que la fréquentation des cantines de nos écoles ait augmenté et que la répartition des tarifs appliqués se soit quelque peu rapprochée de la sociologie de notre cité. De nombreuses familles modestes ont vu le tarif de la cantine considérablement baissé et c’est une très bonne chose.  Dans le contexte budgétaire que l’on connait, cette baisse pour les plus modestes a été compensée par des augmentations pour d’autres familles dont certaines loin d’être très aisées ont fait valoir leur mécontentement quant à cette augmentation brutale et auraient préféré plus de progressivité dans les augmentations.


Cependant comme tout chantier d’ampleur, la réforme du quotient familial, a vu de nouvelles  difficultés ou de nouveaux problèmes dans la mise en route relevés par les usagés ou par des organisations de parents d’élèves.

La question notamment des abattements est maintenant abordée dans cette délibération et semble aller dans le bon sens même si cela doit être le prélude à d’autres discutions quant aux niveaux d’abattements ou aux cas, concrets, que les familles vivent et  ne manqueront pas de noter la non prise en compte dans le calcul de leur tarif.

Ainsi nous souhaitons que l’expertise d’usage des parents d’élèves notamment au travers de leurs organisations puisse être le plus possible associée aux réflexions quant aux difficultés qui demeurent ou iniquités qui subsistent quant aux divers formes de familles qui font la richesse de notre ville.

Bien entendu en tant que militants et militantes de la France Insoumise nous aurions préféré que, dans un cadre national, comme le proposait le programme de L’avenir en Commun, les cantines soient rendues gratuites en plus de proposer des repas  100% bio, les résultats électoraux en ont malheureusement décidé autrement, pour l’instant.

Merci

Laurent ABRAHAMS