Avec Alexis Corbière Montreuil et Bagnolet passent à l’insoumission

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19274739_10211255816325797_1641620347763591140_nLes urnes ont livré leur verdict pour notre circonscription. Alexis Corbière est le nouveau député de la 7ème circonscription de Seine Saint Denis.

Bien entendu ce fait simple cache, d’une part l’immense travail militant qui a permis ce résultat d’autres part un paysage politique français bouleversé.

A l’échelon national d’abord les partis qui avaient structuré la vie politique de la Vème république et leurs principaux représentants sortent laminés. Pour autant les garants du système, farouches défenseurs des politiques d’austérités ne sont pas restés sans se défendre et ont, pour un temps au moins, permis à leurs idées de perdurer au travers de la personne d’Emmanuel Macron. Ses marcheurs et marcheuses qui sont largement majoritaires dans la nouvelle assemblée représentent très bien, parfois jusqu’à la caricature, les défenseurs de la finance, les lobbys en tout genre, les pourfendeurs des protections sociales (dont ils se fichent car leur revenus personnels leur permettent de s’en passer) ainsi que les chantres de la concurrence soi-disant libre et non faussée. Le CETA, le nucléaire, la monarchie républicaine, le partage des richesses, la défense des libertés syndicales, les libertés individuelles, les conquêtes sociales sont autant de sujets qui devront être au cœur des préoccupations de nos député.e.s aussi bien à l’assemblée qu’à nos côtés dans la rue.

Ce scrutin législatif est marqué par une abstention massive qui a un sens politique. Cette grève civique valide avec force la question institutionnelle et le passage à une 6ème république que notre mouvement a porté durant ces campagnes et doit plus que jamais continuer à promouvoir.

19225506_1230844710375878_5248487442933903264_nD’autant que ce sont les quartiers qui concentrent le plus de difficultés qui se sont le plus abstenus. Sans doute est-ce dans ces quartiers que les promesses sans lendemain, les privilèges dont certains élus semblent jouir, les discours contredits par les actes, propagent le plus de colère. Nous comptons sur notre député et sur ceux et celles qui l’accompagneront pour porter cette parole de colère dans l’hémicycle.

En Seine Saint Denis le PS qui avait 9 députés sur les 12 que compte notre département sort avec un zéro pointé soit la note attribuée aux politiques qu’ils et elles ont accompagnées durant ce quinquennat. Pas un.e ne s’est qualifié.e pour le second tour. Ainsi les candidat.e.s investi.e.s ou soutenu.e.s par la France Insoumise seront 7 sur les 8 qualifié.e.s pour le second tour à siéger aux côtés de Jean Luc Mélenchon ou François Ruffin.

Avec une subjectivité revendiquée, il me semble bien que les électeurs et électrices aient finalement tranché les débats parfois houleux entre ceux qui défendaient une union de la gauche, ceux qui revendiquait la primauté des facteurs locaux et ceux qui souhaitaient une campagne législative en lien avec la séquence présidentielle.

C’est une ligne exigeante qui devra être suivie. Pourtant, cette idée directrice, défendue par la France Insoumise a été parfois source d’incompréhensions de la part de ceux et celles qui auraient pu nous rejoindre mais aussi sources des critiques souvent caricaturales de la part de ceux et celles qui avaient le plus à craindre d’une mise en application de l’Avenir en Commun.
Bien sur on aurait aimé que tous les départements soient à l’image de la Seine Saint Denis. L’histoire politique, les jalons posés par des équipes municipales du feu Front de Gauche et l’aspiration à plus d’égalité et de justice des habitant.e.s d’un département frappé en son cœur par les politiques libérales ne sont sans doute pas pour rien dans ces résultats.

19260456_1700511133586917_2323688065736530981_nA l’échelle locale, la formidable campagne présidentielle qui a frôlé le second tour a donné de la force à ceux et celles qui ont animé cette campagne législative. Ainsi, ce sont des dizaines de personnes qui ont mené campagne. Il y a eu des dizaines de débats, des centaines de portes à portes, des rassemblements festifs et politiques, le plus grand rassemblement de cette campagne sur la place Jean Jaures avec la présence de Jean Luc Mélenchon… Pour beaucoup c’était le premier engagement dans une campagne et, si c’est d’abord un programme politique qui les a rapprochés, la certitude qu’il fallait rompre avec les pratiques passées et ne pas s’embourber dans les querelles localo-localistes ont été également des éléments forts de cette campagne victorieuse.

Les élu.e.s, entre autre, du Parti de Gauche ont pris une part active à ces campagnes en mettant leurs compétences au service de la France Insoumise.

Cette élection d’Alexis Corbière et de sa suppléante Corinne Benabdallah comme celle de nos camarades du département et de tout le pays est source de fierté mais également d’une immense responsabilité pour que lorsque, inévitablement, les dégâts du projet Macron produiront plus de précarité, moins de solidarité, moins de services publics, plus d’inégalités la France insoumise soit prête à être le recours populaire et à gouverner ce pays avec la force du peuple. Pour cet Avenir en Commun qui nous a réuni, il ne s’agit plus de le prévoir mais de le rendre possible.

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