Bagnolet veut sortir du SEDIF, le conseil municipal vote pour la régie publique de l’eau!

Dans un article récent de notre blog, j’informais de la sortie possible du SEDIF (syndicat des eaux d’île de France) pour les villes de Montreuil et de Bagnolet puisqu’en 2017 l’EPT Est Ensemble va laisser le choix de la gestion à chaque ville.

Le conseil municipal de Bagnolet a présenté un vœu le 29 mars dernier favorable à un retour en régie publique de l’eau. Vous pouvez le lire ici.

Le conseil municipal de Montreuil doit faire de même et s’engager en faveur de la vague citoyenne!

Deux options s’offrent à nous, élu-e-s et citoyen-ne-s: ne laissons pas passer cette opportunité!

1/ Soit la ville décide de rester adhérente du SEDIF qui délègue la gestion et la distribution de l’eau potable à VEOLIA Eau Ile de France.
Je rappelle que l’eau comme l’énergie à cause de directives européennes ne sont pas soumises à concurrence, donc les règles des marchés publics ne s’appliquent pas. Ainsi le président du SEDIF, André Santini, maire d’Issy les Moulineaux, négocie directement avec les distributeurs d’eau tels VEOLIA ou SUEZ-Lyonnaise des Eaux pour choisir comme bon lui semble le délégataire.
Ici en l’occurrence VEOLIA Eau Ile de France dont le contrat est signé pour plusieurs années. La durée contractuelle était auparavant de 25 ans ! Elle a été abaissée à 12 ans en 2010, donc ceci nous engageant jusqu’en 2022!

2/ Soit la ville décide de s’associer à Eau de Paris, l’établissement public qui a en charge la production et la distribution de l’eau pour la ville de Paris depuis le 1er janvier 2010, dont le prix de l’eau est inférieur à ce que nous payons aujourd’hui et dont les valeurs ne sont pas les mêmes que celle des multinationales.

En résumé c’est le choix de la marchandisation de l’eau et des actionnaires (option 1) ou le choix de l’eau bien commun de l’humanité (option 2), géré de manière solidaire et responsable en tenant compte de critères sociaux, environnementaux et démocratiques.

Riva Gherchanoc