De retour de convention

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Réussie ! Cette convention fut pour moi, une réussite. Ce n’était pas tout à fait un congrès, pas un meeting, pas non plus une université, un OPNI, un objet politique non identifié. On y trouvait un village militant dans lequel on pouvait piocher des outils pour construire la double campagne présidentielle/législative, une salle organisée comme un plateau télé qui mettait les orateurs et oratrices au cœur de la salle et bien entendu c’est un discours de Jean-Luc Mélénchon qui est venu ponctuer cette convention et dans le même temps présenter la majuscule qui écrira la suite de la campagne avec ce « phi ».

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Il faut féliciter à la fois les militant.e.s mais aussi les professionnel.le.s qui ont permis le bon déroulement de cette première convention. Ainsi, sans les millions de l’oréal, de Khadafi , ou le soutien des grandes fortunes du medef,  nous prouvons que nous, on peut !

Cette convention, à l’image de notre campagne montre que nous ne trouverons pas mieux que nous même pour être notre propre média. Ainsi, c’est plusieurs milliers de personnes qui, en streaming, ont pu suivre les travaux de ce week end. Il y eut plus de 10 000 personnes qui donnèrent ainsi leur préférence, en quelques heures, sur les thèmes à mettre en avant dans la campagne.

L’utilisation du net, même si il ne dispense pas des contacts directs, ouvre une brèche dans la seconde peau du système que sont les médias, dont on sait que la grande majorité, appartient à des milliardaires peu enclins à partager nos solutions face aux problèmes qu’affrontent les habitant.e.s de ce pays.

Le cadre posé, les travaux furent studieux et rythmés.

• Studieux, grâce au format adopté. Des tables de six, tirées au sort permettant de cogiter autour des méthodes pour mobiliser ou pour présenter les 577 candidat.e.s insoumis.e.s
• Rythmés, par l’alternance de vidéo, d’interventions, de témoignages courts qui présentaient des problèmes réels qu’affrontent partout les citoyen.ne.s, e, qui,  le plus souvent, avancaient des propositions qui pourraient trouver leur en place dansle cadre de la 6ème République. Un exercice pas si facile, puisqu’il fallait présenter un problème et une piste de solution en 1minute trente ce qui m’a permis d’évoquer quant à moi la baisse des dotations.

Bien entendu les militant.e.s les plus aguerri.e.s pouvaient être un peu frustré.e.s car ils et elles connaissaient nombre de propositions ou de problèmes présentées, mais, comme à ma table, une bonne part des insoumi.e.s participaient à leur première campagne et donc à leur premier rassemblement politique. Aussi, il s’agissait, d’après moi, de pouvoir croiser les expériences, les regards sur des problématiques à la fois communes et si différentes en fonction des parcours de chacun.e.

Ainsi, les témoignages de Marie-Hélène Borlard, syndicaliste CGT qui fut la complice de François Ruffin dans la luttesamedi_18_26 contre Bernard Arnaut et LVMH, de Emeline Broequevielle postière victime d’un AVC au travail et empêchée par ses chef.fe.s de quitter son poste, de Lionel Buriello syndicaliste d’Arcelor venu dire son ras-le-bol de cette caste qui se gorge d’argent et de privilèges, de ces lanceurs et lanceuses d’alerte autours de divers thèmes touchant directement ou indirectement notre santé, sont autant de visages mis sur ce qui parait si abstrait quand par miracle ces sujets sont traités dans les médias.

Les regroupements politiques comme Ensemble Insoumis, ou de communistes insoumis apportaient également leur pierre à cet édifice. Les partis comme la Nouvelle Gauche Socialiste dont l’intervention de Liêm Hoang-Ngoc, économiste, qui présentait le protectionnisme social solidaire et écologiste comme une partie de nos solutions.
samedi_15_44Pour le PG, c’était Danielle Simonnet qui prenait la Parole contre l’ubérisation et Eric Coquerel qui rappelait  la stratégie plan A/plan B pour se sortir du piège Européen dans lequel Tsipras a chuté.

Cette première journée se finit, pour le coup, comme un congrès, fort tard en refaisant le monde autour de spécialités liquides locales à la différence près que beaucoup de visages étaient nouveaux !

Le dimanche matin vit les interventions de camarades du Monde entier, d’Amérique Latine bien sûr qui a vécu avant l’Europe la rapacité du capitalisme et de ses VRP du FMI. Les interventions de Zoé Konstantopoulou ancienne présidente du parlement Grec ou d’Aminata Traoré ancienne Ministre du gouvernement Malien démontraient que la stratégie du FMI et de ses « plans d’ajustements structurels » visaient, partout, et avec les mêmes méthodes, à déposséder les peuples de leur souveraineté au profit d’une petite caste de financiers parasites.

Le discours de Jean-Luc Mélenchon vînt amplifier les travaux de cette convention, car, à plusieurs reprises, en s’appuyant sur les témoignages des insoumis.e.s, il montrait la cohérence générale de L’Avenir en Commun, notre projet.

C’est fatigué mais plein d’énergie et d’espoir que je quitte Lille qui, pour l’occasion avait fait le plein de soleil. Dans le train qui me ramène les mots de Victor Hugo repris cette fois encore par JL Mélenchon font échos à mon engagement : « … désormais ce mot, Révolution, sera le nom de la civilisation jusqu’à ce qu’il soit remplacé par le mot Harmonie. »

Laurent Abrahams