Intervention débat général au conseil municipal du 28 septembre 2016

riva_cm_28-09-2016Monsieur le Maire,
Mesdames, messieurs les élu-e-s,
Chères montreuilloises et montreuillois,

Tout d’abord permettez moi d’excuser ce soir l’absence de Dominique Attia, adjointe déléguée à l’éducation, l’enfance et la petite enfance.

À l’occasion de ce premier conseil municipal, je souhaite revenir auprès de vous sur les moyens mobilisés à Montreuil pour la réussite de nos enfants.

Tout d’abord nous pouvons nous réjouir de l’annonce de Madame la Ministre de l’Education de vouloir étendre la scolarité obligatoire de 3 à 18 ans puisque c’était une proposition du programme présidentiel porté par le Front de Gauche en 2012.

Cependant ne soyons pas dupes, annoncer une extension de la scolarité obligatoire et dans le même temps baisser de façon drastique les financements aux collectivités chargées de construire et entretenir les écoles c’est au mieux de l’incohérence et au pire de l’hypocrisie. Du côté des candidats de la droite et du centre, ils annoncent les choses sans ambiguïté, leur ambition : supprimer entre 300 000 et 600 000 emplois de fonctionnaires, alors même que ce gouvernement n’a même pas su rattraper les 80 000 postes d’enseignant-e-s supprimé-e-s sous la présidence de monsieur Sarkozy.
Les inégalités scolaires se creusent, des lycées privés sous contrat distribuent des manuels anti-IVG, et l’Etat va verser plus de 8,5 milliards d’euros à l’enseignement privé cette année encore.
Cherchez l’erreur !
De l’argent public pour l’école publique !

Nous ne pouvons donc compter ni sur la droite, encore moins sur l’extrême droite pour répondre aux exigences de l’intérêt général.

Pourtant, les défis conjugués de la transition écologique et du chômage de masse appellent des solutions bien différentes des politiques menées depuis 10 ans. L’éducation, le développement de l’enseignement professionnel, un système universitaire qui garantisse l’équité, la possibilité pour chacun-e de choisir son ou ses cursus, permettre à tou-te-s d’atteindre un haut niveau de qualification dans tous les domaines voici des solutions que nous portons !

Ce n’est pas par ce que nous habitons à Montreuil, en Seine-Saint-Denis, que nos jeunes doivent être voué-e-s à l’échec scolaire, la précarité, ou à être privé-e-s d’emplois. Nous refusons le laisser-faire et toute fatalité !

Nous sommes résolu-e-s à faire bouger les lignes.

Nous agissons à l’échelle de notre ville pour offrir parmi les meilleures conditions de scolarité dès l’école élémentaire, mais aussi en accompagnant les collégien-ne-s en difficulté par un dispositif, afin qu’ils et elles puissent poursuivre leurs études et soient mieux formé-e-s pour postuler et inventer les emplois de demain. De même nous parvenons à mobiliser les entreprises du territoire pour qu’elles viennent rencontrer la jeunesse de notre ville avec des propositions concrètes d’emplois et de stages.

Je ne reviendrais pas sur le détail des nombreux travaux menés dans les écoles de notre ville. Cette somme de plus de 4 millions d’euros mobilisée pour la seconde année consécutive montre toute l’attention que nous portons aux conditions de scolarité de nos enfants.

Et je tiens à remercier devant vous les équipes de notre collègue Florian Vigneron, adjoint au bâtiment, pour l’efficacité du travail accompli et plus particulièrement à saluer la qualité des réalisations des équipes de l’atelier municipal. Ce travail est souvent méconnu, c’est pourquoi j’invite chacun-e à le découvrir sur la page Facebook « Atelier Municipal » qui leur est consacré.

Par ailleurs, ce sont 15 nouvelles classes qui ont été ouvertes pour cette année scolaire 2016/2017, dont deux classes spécifiques.
L’une dite « UP2A » ouverte à l’école Nanteuil favorise la scolarisation des élèves allophones (c’est-à-dire des élèves qui résident ici mais qui ont pour première langue une autre que le français).
L’autre dite ULIS à l’école Louise Michel permet l’accès à l’éducation pour des enfants souffrant de troubles autistiques : un beau projet porté par notre collègue Danièle Creachcadec, et à l’ensemble de l’équipe pédagogique.

Ne laisser aucun élève de notre ville au plus jeune âge dans un processus de déscolarisation est une exigence de notre majorité municipale.

Et je me félicite qu’en plus d’œuvrer à la bonne scolarité des élèves des écoles élémentaires, notre ville intervienne pour l’émancipation et l’épanouissement de nos enfants.

L’aspiration à la réussite de chaque élève, c’est :

– favoriser des politiques « jeunesse » focalisées sur l’éducation populaire, l’accès à la culture et au sport,

– consacrer plus de 300 000 euros à des projets éducatifs en lien avec le programme scolaire, quel que soit le niveau de vie des familles,

– coordonner les différent-e-s acteurs/actrices pour la qualité des services que nous offrons aux jeunes au sein du réseau santé ado qui coopère avec le Programme Réussite Educative (PRE), la Mission de lutte contre le décrochage scolaire (MLDS) et la Plateforme de suivi et d’appui aux décrocheurs/décrocheuses (PSAD) – et je sais pouvoir compter sur la bienveillance de Michelle Bonneau, conseillère déléguée sur cette question.

– (et c’est aussi) veiller au Centre Médico-Psycho-Pédagogique Lucien Madras, l’accompagner concernant son devenir en lien avec les équipes pédopsychiatriques de Ville Evrard et enfin le soutenir lorsque l’Agence Régionale de Santé demande une augmentation des prises en charges à moyen constants.

Cette volonté de la réussite pour toutes et tous, se retrouve également dans le tutorat solidaire, que nous mettrons en œuvre après les vacances d’automne au collège Marais de Villiers avec l’association ZUP de CO. Ce dispositif permettra de prévenir le décrochage scolaire des collégiens en difficulté en leur proposant, en plus de séances d’aides collectives aux devoirs, un tutorat individuel hebdomadaire.
Bien entendu il aurait été préférable que les enseignants et plus largement la communauté éducative bénéficient de bien plus de moyens pour assurer toutes les aides dont les plus fragiles ont besoin. Cependant, il nous apparaissait indispensable qu’à cette époque charnière de l’adolescence, les enfants de notre ville puissent bénéficier de toute l’attention qu’ils et elles requièrent.

Enfin, je souhaiterai conclure, sur la seconde édition du « Forum de l’Emploi » à Montreuil, qui s’est tenu hier dans cette salle des fêtes.

Organisé avec le concours d’Est Ensemble et Pôle Emploi et grâce à toute la détermination de notre collègue Djénéba Keïta et des services, ce Forum a permis d’accueillir tout au long de l’après-midi plus de 600 Montreuillois-e-s.

Ce sont près d’une trentaine de services publics, d’organismes de formation et d’entreprises implantées ou travaillant sur notre territoire qui ont répondu présentes pour proposer formations, offres de stages et d’emplois pour tous les niveaux de diplômes à notre jeunesse.

Ce processus de recrutement engagé lors du Forum marque une frontière entre ce qui relève de la bonne intention et la mise en application. Ainsi s’est tenue dans cet esprit, la conférence sur l’emploi dans les métiers du numérique avec des entreprises locales à la pointe de l’innovation telles que Simplon.co, Ubisoft, Ici Montreuil, Jamespot ou encore l’agence de communication Castor et Pollux, etc…

Mesdames, messieurs, j’espère avoir pu vous rendre compte succinctement de notre capacité à mobiliser tous les leviers d’action de notre ville car je sais que nous sommes en mesure de faire vivre une belle ambition commune, celle d’œuvrer à un meilleur avenir pour la jeunesse de Montreuil.

Je vous remercie.

Riva Gherchanoc
Adjointe déléguée à la santé, à l’égalité femmes/hommes, à la lutte contre les violences faites aux femmes et à la lutte contre les discriminations.