Intervention de Laurent Abrahams au Conseil Municipal de Montreuil du 04/11/15

Monsieur le Maire, chers collègues, Mesdames, Messieurs,
Si les herbes non désirées ont encore un impact sur le sentiment de propreté, elles ne peuvent pourtant pas être considérées comme des salissures. Néanmoins, le traitement manuel ou mécanique de ces herbes notamment celles qui finissent par gêner le fil d’eau des caniveaux représente une part importante du temps de travail des agents de la propreté urbaine.

Aussi l’appropriation d’une partie des espaces publics par les riveraines et riverains en collectifs ou individuellement est certainement un élément qui contribue à améliorer l’état de propreté de nos rues. D’une part parce que ces zones semées seront entretenues par les semeurs et semeuses, d’autres part parce que plus il y a de monde qui se sent propriétaire des espaces communs moins ils seront salis. En effet il est quand même plus rare que quelqu’un se mette à jeter des papiers alimentaires dans un lieu qu’il ou elle considère comme chez lui ou chez elle.

Cependant tous les pieds d’arbre soit plus de 5000 dans nos rues ne peuvent être investis de la même manière en fonction notamment du type de voie, de sa fréquentation du nombre de commerces que l’on y trouve… C’est pourquoi, pour améliorer l’entretien mécanisé de nos rues que cela soit par les trains de lavages ou par l’intermédiaire des gloutons ces machines auto portées qui aspirent tous types de déchets , la ville a opté pour la pose d’un revêtement sur les pieds d’arbres notamment sur certains axe très passants au total nous devrions avoir traités de la sorte, en fonction des conditions climatiques, près de 300 pieds d’arbres d’ici la fin de l’année.
Ces revêtements que cela soit des bétons poreux des enrobés poreux des granulats résines ou des sols souples du types de ceux que l’on trouve dans les aires de jeux permettent aux arbres de bénéficier des eaux de pluie tout en facilitant grandement le travail des agents de la propreté urbaine et détail qui a son importance il semblerait que les compagnons canins qui n’ont pas la chance d’avoir un maître ou une maîtresse bien éduqué-e rechignent à y faire leur besoin.
Au-delà de l’aspect visuel , de l’aspect appropriation de l’espace public gage d’amélioration de la propreté; il y a bien entendu l’aspect environnemental puisque modestement il permet de remettre du végétal et du lien avec le végétal au cœur de notre ville non pas que les herbes aient besoin de nos interventions pour pousser mais au contraire que nous humains avons un besoin impératif de la présence du végétal pour notre écosystème , celui qui a permis à l’humanité de prospérer et que nous voulons voir perdurer. La défense de cet écosystème étant la preuve s’il en faut une d’un intérêt général humain bien supérieur aux intérêts particuliers, financiers ou mercantiles.

Je vous remercie

Laurent Abrahams