Intervention de Laurent Abrahams au Conseil municipal du 30 septembre 2015 sur la métropole du Grand Paris

IMG_20140405_115457Monsieur le Maire, chers collègues, mesdames et messieurs,

Monsieur le préfet nous consulte sur le périmètre de l’établissement public territorial auquel notre ville est rattachée.

Si ce périmètre n’est en rien une surprise puisque la Communauté d’agglomération Est Ensemble était déjà notre collectivité territoriale par contre c’est un peu près la seule chose qui soit certaine dans la mise en place de la métropole du Grand Paris et la réforme  de l’organisation territoriale autrement dit les lois MAPAM et Notre.

En effet bien que ces deux lois qui doivent modifier en profondeur l’organisation territoriale ont été voté par la représentation nationale à quelques semaines de la mise en place du Grand Paris il est bien difficile pour les élus, pour les citoyennes et les citoyens et même pour les fonctionnaires chargés de la préfiguration de savoir comment vont fonctionner les différentes collectivités. Il est difficile de savoir quelle compétences vont être exercées  par qui et avec quels moyens, quel sera le contrôle démocratique possible par les citoyennes et les citoyens, que vont devenir les agents concernés par d’éventuels transferts.  Que restera-t-il comme pouvoir local quant à l’urbanisme ? Quelle sera la place de la région Ile de France quand la majorité des habitants appartiendra à la métropole et ce à quelques semaines des élections qui vont renouveler l’exécutif régional ?

On le voit cette consultation préfectorale pourrait ressembler à une farce si le pouvoir démocratique des montreuilloises et des montreuillois n’était pas en jeu dans une métropole dont on a du mal à voir en quoi elle sera un progrès dans l’exercice de la citoyenneté et même comme l’annonce l’agence Standar and Poor’s qui n’est pourtant pas un rassemblement de gauchistes fan du centralisme démocratique comment la loi Notre va permettre de faire des économies d’échelle ce qui est pourtant l’argument massue mis en avant pour faire taire toutes opposition à ces réorganisations territoriales ?

Cette agence qui outre son rôle contestable de mettre des notes aux emprunteurs qu’ils soient des états ou des établissements publics produit également des rapports de prospective. Lors d’une conférence de presse le 22 septembre dernier elle a annoncé que ces réformes ne produiraient aucune économies à moyen et court termes. Pire que les économies à long terme n’étaient envisageables qu’à la condition d’une libéralisation de services publics et la mise en concurrence des services et des territoires. Ainsi ce rapport préconise pour espérer quelques économies, reste à savoir pour qui, que les transports ferroviaires ou les lignes de cars chers à Monsieur Macron devaient être clairement en concurrence avec comme conséquence une concurrence entre les territoires jugés dignes d’être desservis par les transports lourds et moins polluant, que l’on pouvait envisager la fermeture de Lycée comme si l’éducation pouvait être propice à des économies d’échelle. En revanche cette agence se réjouit, du fait de la baisse des dotations d’état  que les régions soient contrainte à  recourir à l’emprunt et se voient pour cela ouvrir le marché des obligations c’est-à-dire la perspective réjouissantes de l’éclatement de nouvelles bulles financières

Pour l’ensemble de ces raisons avec mes camarades Riva Gherchanoc et Franck Boissier, nous ne prendrons pas part au vote de cette consultation que nous vivons comme un mépris démocratique.

Je vous remercie.

Laurent Abrahams