Intervention de Laurent Abrahams au Conseil municipal du 20 novembre 2014

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Les habitants de notre territoire peuvent constater que, l’austérité produit ses effets dans tous les domaines de la vie. Cette journée de mobilisation du 19 novembre 2014 des enseignants de Seine-Saint-Denis en est une illustration supplémentaire.

Dans notre département, près de la moitié des écoles sont classées dans l’éducation prioritaire. Pourtant la moyenne d’élèves par classe y reste plus élevée que la moyenne nationale.

 

Hors ce classement, qui touchera désormais plus  d’établissements dans notre ville n’est pas un cadeau fait à notre territoire. Non, ce classement repose, selon le ministère lui même, sur des critères précis :

  • Pourcentage d’élèves issus des catégories sociales les moins favorisés
  • Taux d’élèves boursiers
  • Pourcentage d’élèves venant de zone urbaine sensible
  • Pourcentage d’élèves en retard à l’entrée en 6ème

Les annoncent ministérielles sont donc encore très loin des besoins éducatifs de notre département, dont on sait qu’ils ont été touchés, très durement, par les politiques menées par les gouvernements de droite et du centre. Il est donc à craindre que les 500 postes promis sur 3 ans et le concours supplémentaire restent à l’état d’annonce, tant les candidats pour venir rejoindre les enseignants, parmi les moins biens payés d’Europe, manquent.

La Seine-Saint-Denis et Montreuil ne demandent pas un traitement de faveur mais juste les moyens de construire et d’entretenir des établissements dignes d’accueillir des enseignantes et des enseignants payés à la hauteur de la tache que leur confie le pays. C’est-à-dire de faire des enfants de notre commune et de notre département des citoyennes et des citoyens éclairés, capables de relever les défis politiques, scientifiques, écologiques, philosophiques, artistiques, technologiques et économiques de demain.

Aussi, ceux qui, comme les enseignants et parents du collège Paul Eluard portent ce combat pour plus d’éducation et mieux d’éducation trouveront les élus et les militants du Front de gauche à leur côté.

Laurent Abrahams