Montreuil ne signera pas le contrat État-Collectivités sur les finances locales

Tout au long du débat budgétaire à #montreuil et lors du conseil municipal du 28 mars, les élu-e-s du groupe France insoumise ont défendu le refus de la contractualisation de la ville avec l’Etat, ce jeu de dupe imposé par le gouvernement pour contraindre les communes à s’infliger d’elle même la cure d’austérité.

Nous nous félicitions donc de cette prise de position tardive mais bienvenue de la majorité municipale !

Intervention de Franck Boissier sur la DSP de la crèche Boissière – Conseil municipal du 28 mars 2018

 

Monsieur le Maire, Mes cher-es collègues,

Rien ne vous étonnera sur notre position (Elu.e.s France insoumise) par rapport à cette délégation de service public puisque depuis le début du mandat nous sommes opposés au principe de DSP sur les crèches. Précédemment celle de Marceau et aujourd’hui celle de Boissière.

Non pas que nous ne nous préoccupions pas des besoins des parents en terme d’accès à la garde de leurs jeunes enfants, tout au contraire, mais sommes plus concrètement inquiet sur la question de service public et plus explicitement sur l’emploi public. Car nous considérons que le service public est plus à même de pouvoir répondre aux besoins de la population et dès leur plus jeune âge. Surtout à Montreuil vu le niveau d’expertise et de connaissance de ce sujet par nos services municipaux.

Lire la suite Intervention de Franck Boissier sur la DSP de la crèche Boissière – Conseil municipal du 28 mars 2018

Montreuil : Programme de la journée du 17 mars 2018 – Rencontres et pratiques autour de l’autonomie des femmes

Tous les ans, la Journée internationale des Droits des femmes est l’occasion, pour la ville de Montreuil, de réaffirmer son engagement en faveur de l’égalité entre les hommes et les femmes. Cette année, débats, conférence, défilé, rencontres et expositions seront organisés, du 1 au 24 mars.

SAMEDI 17 mars 2018 :

12h – 18h30 – Journée associative « TOUTES AUTONOMES, ENSEMBLE ET SOLIDAIRES », projections, débats, expos, ateliers de bricolage, disco-soupe, animations… (Halle Croix de Chavaux et salle Jean Lurçat, Place du Marché)

Lire la suite Montreuil : Programme de la journée du 17 mars 2018 – Rencontres et pratiques autour de l’autonomie des femmes

Tribune du groupe France insoumise – Le Montreuillois N°51

SEXISME, HARCELEMENT STOP !

Qu’est-ce que le sexisme ? Qu’est-ce que le harcèlement sexuel au travail ? Comment se définissent-ils ? Quelles en sont les conséquences ? Comment agir en tant que victime ou en tant que tant que témoin ? Et quel(s) engagement(s) de la municipalité en la matière ?

Ces questions ont été abordées, le 9 mars matin en salle des fêtes, au cours de deux séances animées par le groupe EGAE devant +300 agent.e.s communales et communaux.

En France, 80% des femmes salariées estiment qu’elles sont régulièrement victimes d’attitudes ou de décisions sexistes au travail et 1 femme sur 5 confrontée à une situation de harcèlement sexuel au cours de sa vie professionnelle.

Les textes juridiques et la loi sont pourtant très clairs sur le sujet, dans le code du travail (loi 2015) comme dans la fonction publique (loi de 1983, loi relative au harcèlement sexuel- article 8, circulaire de 2014 et loi déontologie de 2016).

Conscient.e.s que notre société soit encore fortement marquée par le patriarcat et par la naturalisation des rôles sociaux, « la hiérarchie entre les sexes est une construction de l’esprit et ne correspond à aucune réalité biologique », comme le disait Françoise Héritier. Le gouvernement affiche une volonté de façade mais sans moyen humain et financier dédié à la hauteur. L’AVFT est d’ailleurs dans une situation critique.

A Montreuil, nous nous engageons sur la mise en œuvre d’un plan de lutte conséquent en direction du personnel communal ; la discussion avec les organisations syndicales est importante, de même que leur implication.

Au-delà des comportements sexistes individuels, il y a également le sexisme institutionnel. Le remplacement de l’agente en congé maternité doit être la règle, pas l’exception ! Notre responsabilité politique et collective, en tant que ville employeuse, ne doit plus faire porter la charge mentale sur les agentes communales en particulier et sur les équipes en général.

Conseil municipal du 7 mars 2018 – Intervention de Laurent Abrahams sur l’éducation

Monsieur le Maire, cher.e.s collègues, mesdames, messieurs

Si, à notre niveau de responsabilité, nous avons fait le choix, renouvelé lors de notre débat d’orientation budgétaire, de faire de l’éducation l’une de nos priorités, les dotations horaires globales qui sont actuellement discutées dans les établissements de notre ville démontrent, s’il en était besoin que le gouvernement a d’autres priorités. En effet la plupart des collèges de notre ville ont découvert que leurs dotations étaient à la baisse alors même que souvent le nombre d’élèves à accueillir est en hausse. Les délégations de ces établissements reçues les unes après les autres par la direction académique ressortent avec des miettes, qui bien souvent ne correspondent même pas aux textes en vigueur. Les conditions d’enseignement seront partout moins bonnes et plusieurs préavis de grèves ont dors et déjà été déposées pour exiger que les élèves de Seine Saint Denis puissent avoir les moyens de s’épanouir et de progresser quelques soient leur origine sociale.

Comment comprendre que, malgré la jeunesse de notre département et de notre ville, les derniers gouvernements n’aient pas massivement investi pour que cette jeunesse ait accès au haut niveau de formation, dans tous les domaines, que nécessitent les défis environnementaux que nous avons à relever ?

Sans doute peut-on trouver une partie de la réponse dans les représentations que peuvent avoir ceux et celles qui gouvernent ce pays jusqu’au mépris de classe qui peut laisser croire à un porte parole du président Macron qu’un jeune de Montreuil est par essence violent . Mais on peut aussi penser que le mal est plus profond et que c’est un des piliers de notre système qui est volontairement saboté. Sinon comment expliquer que depuis des années les poncifs contre les profs qui sont traités de fainéant.e.s attendant les vacances en alternant congé maternité, maladie et grève se perpétuent. On se souvient que la droite version Sarkozy avait surfé sur ces caricatures en les étendant à l’ensemble de la fonction publique pour tirer un signe égal entre fonctionnaire et coûts inutiles. Il en avait tiré sa révision générale des politiques publiques qui visait à ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux.

Comme l’a rappelé notre député Alexis Corbière lors de leur face à face c’était déjà JM Blanquer, maintenant ministre qui était à l’œuvre pour supprimer 80 000 postes d’enseignants. Bien que le gouvernement Hollande aient été élu en partie contre ce discours anti service public, la réalité de ses budgets n’a pas fondamentalement modifié cette logique. Si dans l’éducation nationale l’air joué par les gouvernements Hollandais était plus doux, les fausses notes que sont la réalité des postes ouverts et finalement pourvus, une réforme des rythmes scolaires manquant d’ambition et tellement inaboutie qu’elle a été soufflée à la première occasion et surtout le nœud coulant mis autour des budgets des collectivités ont, dans les faits perpétués les attaques contre ceux et celles qui font fonctionner les services publics qu’ils soient d’État, hospitaliers ou territoriaux.

Emmanuel Macron, fils naturel de ces deux prédécesseurs, élevé dans les berceaux de la finance poursuit de façon brutale ce travail de sape contre l’intérêt général, pressé qu’il est de livrer les morceaux les plus juteux de nos services publics à ces amis, grands patrons du CAC 40 dont les bénéfices ont atteint 94 milliards après impôts soit 20% de mieux en une année. Quand le salaire moyens a lui augmenté de 1,1% et encore le salaire de Bernard Arnault doit peser dans cette augmentation moyenne. Les fonctionnaires dont le point d’indice stagne depuis des années apprécieront de se voir repeindre, tout comme les cheminots, en privilégiés!

Ainsi la sélection qui est mise en place à l’entrée à l’université, alors que la solution rationnelle serait de créer les places nécessaires pour cette jeunesse qui aspire à plus d’éducation, n’aura comme effet que de rajouter des obstacles.

L’enseignement professionnel qui scolarise autour de 40% de nos jeunes est très largement menacé puisque ce gouvernement, pour cette voie, veut favoriser l’apprentissage et livrer cet apprentissage aux branches professionnelles alors même qu’un tiers des contrats d’apprentissages est rompu avant la fin.

Les lycées professionnels eux, garantissent aux jeunes notamment des milieux populaires un enseignement de qualité et ouvert quelques soient leurs origines, garantie qui, dans un contexte de chômage de masse et de discriminations trop nombreuses est plus aléatoire lorsqu’il faut se trouver un patron pour avoir une place en apprentissage.

Ce gouvernement pourra arguer qu’il met en place le dédoublement des classes de CP CE1 mais les moyens mis sont très loin d’être suffisants puisque rien n’est prévu pour que les communes ouvrent, construisent et entretiennent les salles correspondantes à ces dédoublements. Même à Montreuil, malgré l’ouverture de deux groupes scolaires les dédoublements ne pourront se faire tous dans des salles distinctes.

Les alertes sont également nombreuses quant aux manques de postes de remplaçantes et remplaçants, ainsi que les postes permettant d’assurer les dispositifs plus de maître que de classe ou les postes des réseaux d’aides. Nous tenons également à ce que les communes plus rurales, à qui on a annoncé nombre de fermetures de classes, puissent voir leurs moyens maintenus pour que cette fois encore le gouvernement ne puissent mettre en concurrence les territoires, comme il tente de faire jouer grossièrement une supposée concurrence entre argriculteurs et cheminots.

En conclusion et pour en revenir à cette délibération les élu.e.s de la France Insoumise saluent ceux et celles qui ont participé à l’élaboration de cette sectorisation scolaire qui répond en grande partie aux objectifs qui avaient été fixés au départ. Au delà de notre priorisation pour l’éducation nous invitons à soutenir les mobilisations contre les attaques tous azimut qui s’abattent contre le service public en général et contre le service public de l’éducation en particulier.

Pour le groupe des élu.e.s insoumis.e.s

Laurent Abrahams

Toutes autonomes, ensemble et solidaires !

Tous les ans, la Journée internationale des Droits des femmes est l’occasion, pour la ville de Montreuil, de réaffirmer son engagement en faveur de l’égalité entre les hommes et les femmes. Cette année, débats, conférence, défilé, rencontres et expositions seront organisés, du 1 au 24 mars.

Le 8 mars reste l’occasion de faire le point sur les réflexions existantes et les actions concrètes à mettre en œuvre pour atteindre l’égalité entre les femmes et les hommes.

Cette année, les initiatives retenues seront placées sous le signe de l’autonomie et la solidarité des femmes. En effet, il s’agira de valoriser les diverses initiatives portées par les associations montreuilloises qui font la richesse de notre territoire.

Ensemble, unissions-nous pour faire gagner les valeurs d’égalité ! 

De nombreuses associations et services de la Ville vous donnent rendez-vous durant le mois de mars et, notamment, lors d’un temps fort le samedi 17 mars sous la Halle Croix de Chavaux autour du thème « Toutes autonomes, ensemble et solidaires ! ».

 

>> Télécharger le programme complet

 

Lire la suite Toutes autonomes, ensemble et solidaires !