Appel pour une fédération populaire en Île-de-France

Réunis en Assemblée régionale le 11 octobre, les insoumis d’Île-de-France ont adopté cet appel, et invitent les franciliens et les franciliennes à l’appuyer par leur signature.

La pandémie de COVID-19 vient bouleverser notre société, fragilisée par l’affaiblissement des services publics et de l’État : pourtant, rien n’est planifié pour la mobilisation sanitaire et le renforcement de l’hôpital public. La crise sociale et économique qui s’annonce vient s’ajouter à des inégalités déjà insupportables : pourtant, rien n’est fait pour l’emploi, pour les premiers de corvée, contre les délocalisations ; au contraire, les profiteur·ses de crise engrangent les bénéfices avec l’aide de l’État et ses subventions publiques par milliards sans contrepartie et sans vision stratégique. Le changement climatique est désormais irréversible : pourtant, rien n’est planifié non plus pour enclencher l’indispensable bifurcation écologique, pour en atténuer les effets et nous y adapter.

Pour signer l’appel –> https://idfpopulaire.fr/

La volonté et la colère populaires se sont fortement exprimées dans la rue, de la mobilisation des Gilets jaunes à celle contre la réforme des retraites, des jeunes pour le climat ou des personnels soignants ; pourtant, excédé·es par les renoncements, les promesses trahies, trop de nos concitoyen·nes ne voient plus le vote comme le moyen de changer réellement leur quotidien. La grève du vote du peuple français, marquée par une abstention inédite, s’aggrave scrutin après scrutin, à commencer par les jeunes et les quartiers populaires. Les élections s’apparentent de plus en plus souvent à un suffrage censitaire, où seuls les privilégiés voteraient, et dont la plupart des formations politiques semblent s’accommoder.

En mars 2021 se dérouleront, le même jour, les élections régionales et départementales. Elles doivent constituer un point d’appui pour amplifier la mobilisation face à l’urgence sociale, environnementale et démocratique.

Notre région, l’Île-de-France, est à la fois la région la plus riche et la plus inégalitaire. Elle est riche de ses quartiers populaires et de ses campagnes, de sa vie culturelle, de sa jeunesse, de son dynamisme, de son immense diversité. Elle est pourtant meurtrie par les inégalités sociales, le racisme et les discriminations, par les grands projets inutiles et la bétonisation qui menacent les terres agricoles, par la pollution de son air, de ses sols et de ses eaux, par la destruction des services publics.

Les cinq années de mandat de Valérie Pécresse ont été cinq années perdues pour relever les défis de l’urgence climatique et sociale. Au contraire, son bilan écologique, social et économique est un bilan de régression. Valérie Pécresse, dans ses actions et son budget régional, s’est contentée d’accompagner en l’aggravant la politique de Macron. Les inégalités sociales entre les villes et les départements se sont accrues. La nécessaire et urgente bifurcation écologique a été réduite à la communication et à la propagande. Notre région est aujourd’hui une institution dirigée par Paris, Neuilly, Versailles pour Paris, Neuilly, Versailles.

Pour tourner la page, nous appelons à construire une fédération populaire, pour notre région et ses départements. Notre démarche s’inscrit évidemment en opposition au président Macron, son gouvernement, sa majorité et les politiques néolibérales, anti-sociales et anti-écologiques. Elle vise aussi à bâtir une alternative à la politique menée aujourd’hui par la Région, pour être immédiatement utiles face à l’ampleur de la crise et partir à la conquête de nouveaux services publics.

Par cet appel, nous proposons de fédérer, en Île-de-France, autour de causes communes :

  • un bouclier social et sanitaire : sauver les emplois d’aujourd’hui en conditionnant les aides publiques dispensées par la région aux entreprises et aux associations, et préparer ceux de demain par la formation professionnelle en lien avec la bifurcation écologique ; décider la gratuité des services essentiels comme les transports et les cantines scolaires, en mettant fin aux inégalités entre les départements ; favoriser la relocalisation d’activités économiques et l’essor de l’économie sociale et solidaire ; permettre l’accès à des logements dignes et accessibles pour toutes et tous…
  • La bifurcation écologique : investir massivement dans la rénovation et l’extension des transports publics du quotidien et les mobilités douces en refusant l’ouverture à la concurrence et les projets destinés aux riches comme le CDG Express ; mettre fin à l’artificialisation des terres agricoles et aux grands projets inutiles et imposés ; planifier la transition vers une agriculture paysanne créatrice d’emplois, respectueuse des êtres humains et de la biodiversité et refuser les pesticides ; favoriser l’économie circulaire et les circuits courts, en particulier en alimentant les cantines scolaires en produits locaux et bio ; engager un plan de rénovation des lycées ; promouvoir une gestion publique, citoyenne et écologique de l’eau…
  • La rénovation démocratique : s’appuyer sur l’implication citoyenne et la souveraineté populaire avec l’outil du référendum d’initiative citoyenne locale ; démocratiser le fonctionnement de l’Assemblée régionale ; promouvoir l’exigence d’un moratoire sur le déploiement de la 5G ; stopper l’austérité et les logiques de concurrence imposées aux associations ; faire vivre la laïcité en refusant notamment les financements publics à la construction ou la rénovation d’établissements scolaires privés et les subventions en contradiction avec la loi de 1905…

Cette ambition nouvelle, nous voulons la porter avec les citoyennes et citoyens engagé·es dans les combats et initiatives écologiques, sociaux et démocratiques, avec les collectifs, les associations, les ONG, les syndicats et avec les forces politiques qui partagent ces objectifs, avec l’ambition de les rendre majoritaires en mars prochain.

Il est temps de nous fédérer. Place aux causes communes !

POUR UN COMITE NATIONAL DE SANTE PUBLIQUE

Communiqué de Presse

Lancement du Comité national de Santé publique et des comités locaux

Le bilan humain, social et économique de la crise sanitaire de la pandémie du Covid-19 est lourd pour le pays et sa population, tandis que nous devons vivre désormais, dans la durée, avec le risque sanitaire. Alors que ce type de crise était annoncé depuis plus de quinze ans, celle-ci a révélé au grand jour l’incurie des pouvoirs publics qui ont volontairement refusé d’anticiper l’ampleur des conséquences de la pandémie. L’opération du « Ségur de la Santé » lancée hier par le Gouvernement ne nous le fera pas oublier. D’autres choix de santé publique étaient et demeurent possibles.

C’est pourquoi, malgré les limitations imposées aux libertés publiques pendant « l’état d’urgence sanitaire » qui se prolonge, des hommes et des femmes de professions, d’horizons et de générations diverses, confrontés au risque sanitaire, ont décidé d’entreprendre une démarche citoyenne permettant d’interroger chaque étape, passée et à venir, du confinement et du déconfinement, afin que plus jamais une telle catastrophe ne se répète.

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16 JUIN : MOBILISATION POUR L’HOPITAL PUBLIC

APPEL DU COMITE DE DEFENSE DU CHI A. GREGOIRE A  MONTREUIL

16 JUIN : MOBILISATION POUR L’HOPITAL PUBLIC

La grave crise sanitaire que nous venons de vivre atteste, s’il y en avait besoin, de la nécessité d’un système de santé public en bonne forme. L’épreuve que nous venons de subir a montré combien avaient raison celles et ceux- et nous en sommes- qui alertaient depuis plusieurs mois, voire des années, sur l’extrême  indigence et donc de la faiblesse de l’hôpital public. Celui-ci n’a tenu que par la mobilisation, l’engagement professionnel des hospitalier.e.s, dans un dénuement matériel inimaginable et par l’arrêt des prises en charge des malades non-covid et non urgentes, provoquant ainsi des ruptures de soins graves de conséquences. Ainsi à l’hôpital intercommunal A. Grégoire de notre bassin de vie, sans protections au départ, toutes les catégories de personnels, secondées par des élèves bénévoles, ont pris en charge  jusqu’à 200 patients au même moment, sans compter leur temps et au péril de leur propre santé !

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Rentrée des classes… de classes

Depuis la réouverture des écoles le 11 mai, vu d’ici, la réalité de terrain est très éloignée des déclarations de JM Blanquer qui répète en boucle tout va bien, les écoles sont ouvertes.
Outre, que les écoles sont loin d’être réouvertes partout, la fréquentation de ces écoles est très faible et ce qui s’y passe est très éloigné d’un retour à la normale. En même temps selon certains éditorialistes pour faire l’école il suffit de copier B-A BA au tableau et de laisser infuser. Il est probable que cette conception de l’école rétrograde corresponde aux projets très « 3ème République » du Ministre. Lire la suite Rentrée des classes… de classes

#COVID19 et installation des Conseils municipaux ce samedi 21 mars 2020: C’est irresponsable!

J’ai été maire-adjointe déléguée à la Santé pendant 6 ans à #Montreuil, ville de 110 000 habitant.e.s.

Cette responsabilité m’a permis de connaitre de nombreux acteurs en santé publique, d’être en relation avec des médecins et des soignants, du public notamment, centres de santé et hôpitaux, et du privé également.

Depuis le début de cette crise sanitaire, j’échange régulièrement avec des médecins, infirmier.e.s et directeurs.trices d’hôpitaux.

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Non à la vidéosurveillance à Montreuil

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Intervention de Laurent Abrahams au conseil municipal de Montreuil du 11.12.2019

Monsieur le Maire, cher.es collègues, mesdames, messieurs,

Tout au long de ce mandat la vidéosurveillance aura petit à petit gagné une partie de nos espaces publics. D’abords camouflée sous les traits de la vidéo-verbalisation le temps qu’un centre de supervision urbain soit installé pour un coût non négligeable, la vidéo revient cette fois –ci, un peu moins maquillée, sous le nom de vidéo protection dans le cadre d’un «  bouclier de protection » de Mme Pécresse qui laisse songeur.

Vidéo : https://www.facebook.com/elusfranceinsoumise93100/videos/667561877108676/

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